Le weekend dernier, sur un coup de tête, nous nous sommes rendus dans le Cotentin. Au programme : Cherbourg et sa cité de la mer le samedi après-midi, Barfleur (plus beau village de France) le dimanche matin pour finir au musée du débarquement Utah Beach l’après midi. Dans cet article, nous vous proposons de nous accompagner à la cité de la mer.

Pour ne pas aller dans tous les sens, nous avons divisé l’article en 4 chapitres correspondant aux 4 espaces que nous avons visités. Alors oui, je te vois venir, toi, lecteur assidu (ou plutôt toi, responsable de l’office de tourisme de Cherbourg), il y a 5 espaces à la cité de la mer. Et je te répondrai, oui tu as raison mais compte tenu des critiques de l’espace « on a marché sous la mer » pas vraiment dithyrambiques, nous avons préféré passer notre tour (voici la vidéo qui nous a convaincus de ne pas embarquer 🙂).

Pour naviguer d’un espace à l’autre, tu peux te servir des icônes ci-dessous ou sinon, à l’ancienne, tu scrolles !

La Grande Galerie des Engins et des Hommes

Le Redoutable

Le Titanic

Un monde à explorer, les fonds marins

CHAPITRE 1
La Grande Galerie des Engins et des Hommes

Nous commençons la visite au cœur de la Grande Galerie des Engins et des Hommes (que vous pouvez visiter sans prendre de ticket). Nous sommes directement impressionnés par la taille du bâtiment et des engins qui y résident. Vous pouvez apercevoir sur les photos Le Nautile, l’Alvin et le Mir, qui ont plongé sur la mythique épave du Titanic, ainsi que la réplique à taille réelle (8 mètres) du sous-marin de James Cameron. En avançant dans le hall vers l’entrée et la billetterie, les détails du lieu s’offrent à vous. C’est une des forces de La cité de la mer, le lieu représente très bien l’aventure transatlantique, la grande traversée vers le nouveau monde et les grands paquebots qui ont participé à la légende de ce voyage. La scénographie est travaillée et l’endroit nous transporte au temps où nous, européens, fuyons notre sort à la recherche d’une vie meilleure.

Le lieu est désert, un bon point pour nous (et pour mes photos ;)) mais nous étions vraiment étonnés de trouver l’endroit aussi calme un samedi après-midi de juin. Nous passons le sas d’entrée aux expositions, munis de nos billets achetés sur internet (18€), sans personne pour nous accueillir. Cela ne nous a pas forcément dérangé mais une fois dans la cité, un plan ou quelques indications auraient pu être utiles.

Le sas passé, nous nous retrouvons face à un sous-marin nucléaire. L’immersion est juste en dessous !

CHAPITRE 2
Le Redoutable

Ici, audioguide obligatoire pour ne pas nous perdre dans les méandres du sous-marin. C’est le commandant en personne qui nous guide dans les coursives avec les explications d’usage car pour des néophytes en sous-marin nucléaire (en Auvergne, il y en a peu…), pas facile de savoir à quoi correspondent tous ces tuyaux, boutons, vannes…

En commençant la visite, nous sommes suivis de près pas une touriste anglaise que nous laissons passer devant. Nous ne croiserons plus personne jusqu’à la fin de la visite. Les bruitages de la vie à bord, de la coque grinçant sous la pression des profondeurs… une vraie immersion réussie et ludique dans ce lieu exceptionnel. Visiter pendant environ 35 minutes ce véritable sous-marin ayant parcouru les océans, symbole de la « dissuasion nucléaire » française embarquant une puissance de feu 50 fois supérieure à Hiroshima, c’est à la fois magique, terrifiant et rassurant de le retrouver là, en ces lieux, en temps de (si fragile) paix.

L’exposition attenante sur l’histoire de la conception et de la construction des sous-marins, la vie à bord, leurs missions… est intéressante et bien mise en scène. La partie simulateur et ludique est destinée à un public bien plus jeune (12 ans, grand max) mais ne culpabilisez pas de vous amuser à conduire un sous-marin sortant tout droit d’un jeu vidéo des années 2000 et de vous refaire un petit trip en mode « A la poursuite d’Octobre Rouge ».

CHAPITRE 3
Le Titanic

Nous remontons à la surface pour accéder au quai d’embarquement. Nous passons par la galerie des croisiéristes où résonne encore les pas de milliers de migrants en partance pour New York, Buenos Aires, Halifax, Montréal, Gènes, Bremerhaven, …

Quand nous arrivons dans la salle des bagages, il est presque 14h, il fait très (très) chaud dans cette pièce, grand soleil dehors et nous profitons peu des vidéos projetées sur les murs, quasiment illisibles à cause de la luminosité. L’idée de base est de nous mettre dans la peau ou en tout cas de nous rapprocher de ces migrants partis pour l’inconnu au début du XXème siècle à travers une série de vidéos interactives.

Nous descendons ensuite pour embarquer dans le Titanic. Quand nous arrivons, nous sommes un peu perdus, un écran parcourt tout le tour de l’exposition, il fait sombre, l’ambiance est inquiétante, des grincements se font entendre… et là, nous comprenons… nous sommes en train de vivre les derniers instants de « l’insubmersible ».

La scénographie est très bien pensée. L’écran qui entoure l’exposition nous montre l’horizon que nous pouvions voir durant le voyage et nous fait découvrir trois étapes clefs du drame qui va se jouer : la traversée, la collision, le naufrage. 30 minutes en boucle, un inéluctable drame qui se rejoue autour de nous pendant que nous découvrons la vie à bord, les différentes classes au fil des rencontres, des objets et des situations que nous croisons. Un petit détail qui personnellement m’a marqué, c’est cette simple grille baissée entre les visiteurs de l’expositions se trouvant en 1ère classe et ceux se trouvant en 3ème classe. En bref, une très bonne surprise, je n’avais que peu d’attente pour ce sujet mainte fois traité.

Nous sortons hors du bateau qui s’apprête encore une fois à sombrer dans les eaux glacées de l’Atlantique Nord pour finir sur une petite pièce
relatant l’enquête qui a suivi le naufrage.

CHAPITRE 4
Un monde à explorer, les fonds marins

Dernière partie de notre visite. La forme est plus classique (voir même un peu datée) mais non moins intéressante. Nous commençons la découverte de cet espace par l’histoire de la conquête des fonds marins. De la mythologie à l’étude actuelle des abysses, nous nous laissons portés au fil d’une série de panneaux explicatifs et de films documentaires.

Le point d’orgue de cette visite est l’aquarium de 11 mètres de haut où virevoltent plus de 1 000 poissons et invertébrés. Un spectacle magnifique et relaxant reproduisant la faune et la flore maritime que nous pourrions découvrir en plongeant vers Tahiti. Le reste des bassins est classé par thématique (le déplacement du poisson, son comportement, …), apportant une vraie caution éducative que nous n’avions pas trouvée dans les derniers aquariums que nous avons visités.

 

En résumé, vous l’aurez compris à la lecture de cet article, notre visite de La Cité de la Mer a été une très bonne surprise.  Le Redoutable est de loin, par son côté inédit, la partie la plus impressionnante. Le reste est à la fois ludique et documenté, tout cela au milieu d’un lieu mythique, idéal pour découvrir l’épopée de la conquête des profondeurs. De toute façon, La traversée ne pouvait être que fan de La Cité de la Mer 😉 !

Merci pour votre lecture. Cet article a été rédigé avec passion par  et corrigé avec patience par .

Pour plus d’informations, rendez-vous sur
lacitédelamer.com